PESTICIDES : ATTENTION DANGER !

 

Souvent associé à la notion de progrès, l'usage des pesticides s'est généralisé.

Avec le recul aujourd'hui. d'éminents biologistes, professeurs en médecine, cancérologues, tirent la sonnette d'alarme : les pesticides portent dangereusement atteinte à notre santé et à notre environnement.

Au printemps dernier. j'assistais à une conférence donnée à Auch par Monsieur François VEILLERETTE et le professeur Dominique BELPOMME, chargé par Monsieur CHIRAC de préparer le plan cancer. Ces deux personnalités ont entamé leur intervention en mettant en garde l'assistance contre le danger qu'il y a dans le Gers à consommer l'eau du robinet.

Pourquoi en sommes-nous arrivés à empoisonner le bien le plus précieux de notre planète, l'eau?

Deux tiers des nappes phréatiques sont touchées, 25 % des rivières contiennent du Round-Up, 24 % des usines bretonnes ou gersoises délivrent une eau qui franchit les limites réglementaires en raison de sa contamination par les pesticides.

La pression des activités humaines sur les rivières est alarmante et tous les écosystèmes sont atteints. 80 % des eaux de consommation sont puisées dans ces rivières.

 

Les conséquences financières pour le traitement sont énormes et les prévisions aberrantes comme de capter l'eau pure dans les Pyrénées pour la diluer afin d'atténuer la pollution à venir.

L'eau des rivières contient divers produits comme le glyphosate, un désherbant agricole courant, parfois jusqu'à 16 fois la norme comme dans les Côtes d'Armor.

L'air est pollué par les pulvérisations effectuées dans la campagne, qui se retrouvent sous forme de brouillard au-dessus des villes; Toulouse fait partie de ces villes dangereuses avec Lille, Paris, Strasbourg, etc... Les quantités de produits inhalés sont deux fois plus importantes que les quantités ingérées par l'eau du robinet.

 

La nourriture est atteinte, la Direction Générale de la Consommation démontre que 44 % des échantillons de légumes, de fruits et de céréales contiennent des résidus, dont 8,9 % à des teneurs supérieures aux maxima autorisés pour la consommation. Beaucoup de produits, le blé en particulier, sont traités jusqu'à 10 fois par an, et 17 fois pour les pommes.

La France est le plus mauvais élève en Europe, et peu encline à appliquer les directives européennes, en particulier pour diminuer le nombre de traitements par an. Il y a urgence à agir, à réduire, à stopper même l'utilisation de certains pesticides.

 

Il faut changer aussi les comportements. Ces produits perdurent longtemps dans notre environnement ; le DDT, interdit depuis 30 ans, se retrouve dans le lait maternel. Les enfants sont notre avenir, il est regrettable qu'il faille attendre des dommages sur la santé pour commencer à réagir.

 

L'agriculture productiviste française est dans un état de dépendance totale aux pesticides. Par ailleurs, le DDT est toujours employé dans le tiers-monde et revient inexorablement dans nos assiettes.

 

UN PESTICIDE, QU'EST-CE QUE C'EST ?

 

Ce sont des produits chimiques destinés à combattre les ennemis des cultures, ce sont des poisons: insecticides contre les insectes, fongicides contre les maladies cryptogamiques, herbicides, antinuisibles... à cela s'ajoutent les additifs qui viennent renforcer leur action et leur efficacité. ils sont aussi toxiques, parfois davantage que les produits eux-même.

 

QU'EST CE QU'UNE NORME ?

 

Pour les aliments, on la calcule en mesurant la dose sans effet, c'est-à-dire la dose qui, absorbée pendant deux ans, ne provoque pas de maladie. En divisant cette dose par cent, on obtient la dose journalière admissible (DJA) qu'un homme peut avaler toute sa vie sans conséquence pour sa santé.

Dans l'air, il n'existe aucune norme à ce jour pour mesurer la teneur en pesticides...

Pour l'eau du robinet : la directive européenne du 3 novembre 1998 est fixée à 0,1 microgramme par litre. Ces normes sont là pour nous protéger, leur respect est donc essentiel, mais trop souvent la réglementation ignore certains aspects comme le cumul ou l'effet de synergie entre les molécules ; parfois encore on autorise des dépassements par autorisation préfectorale

Un décret en cours d'élaboration devrait dès lors que la matière active dépassera 2 micro-grammes dans la source de production, conduire à son abandon immédiat.

 

 

QUELS SONT LES RISQUES POUR LA SANTE ?

 

La question qui se pose est : demain. verrons-nous grandir nos enfants en bonne santé ?

Pourrons-nous encore consommer les fruits et les légumes de nos jardins ?

Les risques se situent à deux niveaux: toxicité aiguë et toxicité chronique.

Pour la toxicité aiguë, les intoxications peuvent se faire par la peau, les muqueuses, par inhalation ou par ingestion. Les agriculteurs sont les premiers touchés, c'est l'arroseur arrosé.

 

Deuxièmement, les sources d'exposition passive sont multiples: l'eau, l'air , les aliments, et elles se cumulent. Les effets cancérigènes ou mutagènes sont avérés pour de nombreux pesticides comme l'Atrazine, le DDT, qui provoquent chez l'enfant des leucémies et certaines tumeurs, la mère ayant été exposée pendant sa grossesse. On a démontré que certains pesticides troublent la reproduction en féminisant les embryons mâles ; ils peuvent aussi réduire la fertilité.

Tous ces produits se combinent et agissent en synergie, ils voyagent aussi beaucoup, puisqu'on les retrouve en Alaska, pays dépourvu d'agriculture, où les enfants esquimaux sont atteints de maladies neurologiques très graves.

 

Parfois, la preuve absolue de la nocivité n'est pas apportée, mais un faisceau d'arguments doit amener à prendre des précautions, le principe doit s'appliquer en privilégiant le non-emploi, mais aussi en informant le consommateur sur les risques encourus.

Les pesticides ne sont pas les seuls à agir sur notre santé, les incinérateurs de déchets, élégamment appelés "Centres de Traitement et de Revalorisation Energétiques" rejettent dans l'atmosphère de la dioxine et des métaux lourds. A Montpellier, le centre anti-cancéreux vient de réaliser une étude sur le cancer du sein, et démontre que l'exposition auprès d'un incinérateur 10 ans en moyenne provoque une augmentation de la fréquence du cancer du sein de 3,3 fois plus par rapport à des femmes non-exposées.

 

 

L'ACTION DES PESTICIDES SUR LA CELLULE HUMAINE .

 

Les cellules sont pourvues d'un noyau qui renferme les gènes. Tout gène est susceptible d'exprimer un cancer, mais il ne le fera que sous un effet externe.

Nos cellules se reproduisent sans cesse, leur durée de vie est variable selon les organes, de quelques heures à des semaines. Sauf les cellules du cerveau qui ne se régénèrent pas.

Cette activité est surveillée par l'organisme par des vérificateurs et des réparateurs. Si une erreur est commise et si elle concerne beaucoup de cellules, ce sera une mutation. Si l'erreur est individuelle, la cellule concernée devient folle, elle oublie de mourir et se divise anarchiquement, la tumeur apparaît. Le sang contient des destructeurs sans pitié de ces cellules. Le système immunitaire exécute le travail de chasser les intrus, microbes ou virus, et toute cellule anormale.

De nos jours, à cause de la pollution, ce système est affaibli, et cet affaiblissement entraîne des cancers. Les responsables de ce dérèglement, ce sont les radicaux libres. Ils sont des déchets cellulaires qui vivent quelques millièmes de seconde mais sont extraordinairement toxiques.

Il leur manque un électron, ils ont une liaison électronique libre, ce qui les ennuie, et cherchent de ce fait à en arracher à toute autre atome, qui va devenir à son tour un radical libre puisqu'on lui a pris un électron. Notre corps a des éboueurs pour faire le ménage, ce sont les antioxydants : ces substances dites "piégeurs". on les retrouve dans les vitamines A, E et C, dans des protéines, dans des enzymes du foie. dans les polyphénols. dont les flavonoïdes. dans les tanins du vin ou du thé.

Les pesticides et la dioxine sont des toxines qui attaquent les noyaux des cellules : on les appelle exogènes. La dioxine, le DDT, l'atrazine agissent comme des oestrogènes naturels, ils viennent par l'effet d'un enzyme perturbateur, modifier le noyau et les gènes, et en particulier perturbent le métabolisme de l'oestradiol. On les retrouve concentrés dans les cellules du sein, qui sont majoritairement graisseux et stockent les oestrogènes. D'où la multiplication des cancers qui seraient induits par l'augmentation actuelle de la pollution, notamment par les pesticides.

Les produits ménagers contiennent des pesticides interdits dans nos jardins du fait de leur toxicité (désinfectants, désodorisants, traitement des bois, peintures, et dernièrement nettoyants des sols). Le magazine "Que Choisir" dénonce la présence de formaldéhyde dans deux produits ménagers, c'est un gaz irritant qui serait cancérigène. Les pouvoirs publics ont ordonné une enquête.

 

L'IMPACT SUR L'ENVIRONNEMENT :

 

Les produits toxiques peuvent se volatiliser, et on les retrouve aussi dans les eaux de ruissellement, les nappes phréatiques, dans les rivières où ils provoquent la mort des poissons, des oiseaux, des mammifères, des insectes. Ces produits perturbent la reproduction des animaux et changent le comportement des espèces. Les détergents attaquent particulièrement les pinèdes et provoquent la mort des pins maritimes. et l'Europe s'apprête à autoriser ceux qui laissent 40 % de résidus, alors qu'il existe des molécules bio tout aussi efficaces. L'action des pesticides sur les végétaux est évidente, leurs racines sont réduites parce que les plantes se nourrissent d'engrais, elles ne se défendent plus contre les nuisibles et les maladies puisque la chimie le fait pour elles. Elles sont donc affaiblies et peu nutritives pour l'homme, pour les animaux. Le sous-sol n'a plus de vie biologique et se dégrade, le rendement des cultures baisse et enfin ces produits éliminent les amis et auxiliaires des jardiniers comme les coccinelles. Par leur action de destruction, les pesticides contribuent à la baisse inexorable de la bio-diversité.

Les fabricants de produits phytosanitaires parlent de "biodégradabilité" mais ils se dispensent de dire au bout de combien de temps. La durée de la dégradation est imprévisible, elle dépend du lieu où le produit est appliqué, et souvent en se dégradant, ces produits se transforment en métabolites, dont certains sont encore plus nocifs que le produit d'origine.

Un sol imperméable comme le bitume ou les routes gravillonnées ralentit considérablement la dégradation, jusqu'à 6 mois parfois.

Souvent les collectivités locales (les mairies), utilisent largement les désherbants sur les trottoirs. Il est urgent d'essayer d'intervenir pour les persuader d'utiliser des produits naturels ou un désherbage à la main (le pyrèthre ou la roténone sont efficaces et biologiques).

Les fabricants utilisent aussi des allégations mensongères sur les boîtes, comme le Round-Up qui se dit "bio­dégradable et respecte l'environnement": il ne faut pas s'y fier, ces sociétés sont aussi sur le marché des médicaments, des OGM et, hélas pour nous, des semences.

Les arguments consistent à dire que les OGM vont permettre de réduire l'emploi des pesticides : en modifiant un gène de la plante , on augmente sa résistance aux ravageurs. Pourtant, en 2000, sur l'ensemble des plantes génétiquement modifiées et cultivées dans le monde. 74 % l'étaient non-pas pour résister à un insecte, mais bien pour tolérer un désherbant, le Round-Up...

La firme Monsanto déclare même que le soja Round-Up Ready transgénique va leur permettre de vendre plus de Round-Up, ce qui est un comble (magazine BIO-FUTUR).

Jardiniers, agriculteurs, administrations, collectivités, tous nous sommes utilisateurs de pesticides, donc co­responsables de la pollution actuelle.

 

Alors que la réduction de leur emploi est possible en revenant à des bonnes habitudes, on sait que l'excès d'engrais favorise les maladies des plantes, on peut faire des paillages, composter ses déchets, employer des produits biologiques...

L'utilisation de traitements est la conséquence d'une méconnaissance des ennemis des plantes.

 

COMMENT SE PROTEGER :

 

En suivant des recommandations simples, comme éviter les produits nocifs (Xn sur les boîtes), surveiller vos étagères. certains sont interdits aujourd'hui.

porter des protections appropriées (gants, masques);

ne jamais surdoser,

ramener les produits non-utilisés dans les collectes spéciales;

e laver après toute manipulation:

laver les fruits et les légumes et ne pas écouter les journalistes nutritionnistes qui vous disent de manger la pomme avec sa peau, parce que les pesticides pénètrent de 8 millimètres la peau des pommes.

Souvenez-vous qu'une goutte de produit toxique peut polluer des centaines de litres d'eau.

La communauté européenne a considérablement renforcé les exigences relatives aux résidus qui doivent figurer dans le dossier d'homologation d'un produit avant sa mise sur le marché.

La limite maximale (LMR) en France est examinée par la Commission des Toxiques, la Direction Générale du Commerce et de la Répression des Fraudes, l'Agence Française de Sécurité Alimentaire et l'Académie de Médecine, qui donnent chacune leur avis.

 

Bien entendu, l'argument actuel va vers une agriculture "raisonnée" et l'emploi raisonné de pesticides. Les autorités compétentes insistent sur le fait que les interrogations suscitées par les produits phytosanitaires sont injustifiées et non-fondées. L'agriculture raisonnée, comme les OGM, sont autant de coups mortels assénés à l'agriculture biologique, qui essaye de retrouver la qualité des produits. L'AFSSA a rendu publique ce printemps une étude montrant que les produits bio sont bien meilleurs pour la santé et exempts de produits toxiques.

 

On en trouve désormais dans toutes les grandes et les moyennes surfaces, à des prix de plus en plus compétitifs. C'est à nous consommateurs de faire notre travail pour que les choses avancent plus vite. A ce constat navrant sur les pesticides, il faut ajouter les additifs alimentaires.

 

QU'EST CE QU'UN ADDITIF ALIMENTAIRE ?

 

Une substance qui modifie la composition d'un aliment, soit pour ajouter un arôme, un colorant, un conservateur, un stabilisant, soit pour modifier la texture par des émulsifiants, des gélifiants, ou encore pour rendre un produit plus attrayant, etc...

L'OMS indique qu'il existe 5000 composés chimiques dans notre alimentation. L'usage et la multiplication de ces substances mérite réflexion : si leur présence doit être mentionnée sur l'étiquette, ce principe comporte beaucoup de dérogations, pour le vin, les laits concentrés, les bières, les fromages frais, etc... Depuis 1912, l'emploi de colorants est réglementé et soumis à l'autorisation des pouvoirs publics. L'additif est autorisé si aucun effet n'est observé lors de son utilisation à la dose nécessaire pour l'effet recherché. Ces additifs concernent toute lalimentation. Mais leur action se produit à long terme et leur incidence sur la santé est mal connue. Certains de ces produits ont été autorisés il y a très longtemps alors que les connaissances étaient sommaires.

Pour les plus récentes études, elles sont incomplètes ou inexistantes. Ce qui est préoccupant, ce sont les risques d'interaction entre tous ces produits chimiques, car notre alimentation n'est qu'une longue liste de substances ajoutées aux aliments.

Des études récentes montrent que les sulfites dérivés du soufre, conservateurs présents en particulier dans le vin, provoquent des allergies graves: deux verres de vin suffisent parfois à provoquer une crise d'asthme. Les épices autrefois utilisées pour colorer, conserver les aliments sont pratiquement tombées dans l'oubli. Le plus grave c'est que les additifs sont rarement utilisés pour le bien du consommateur , mais trop souvent pour produire à moindre coût, ou encore pour présenter un mauvais produit sous un jour plus flatteur.

 

Il est vrai que les consommateurs sont responsables de cet état de fait et que beaucoup de gens évitent de faire la cuisine et de passer des heures devant le fourneau.

Pour en terminer avec les pesticides, le mercredi 5 mai à Paris le résultat d'une étude a été présenté par le mouvement MDRGF de Monsieur VEILLERETE  et PAN EUROPE ( Pesticide Action Network). L'enquête a consisté à fouiller dans la littérature scientifique mondiale afin de recueillir des données sur les substances au nombre de 450 homologuées en France. Il apparaît que 92 de ces substances sont encore utilisées sur le marché. 2 présenteraient des risques de mutation du patrimoine génétique, 20 de dégradation de l'appareil reproducteur, 48 de perturbations hormonales et 47 de neurotoxicité.

 

LE CANCEROPOLE TOULOUSAIN :

Il faut se réjouir de la création dans 18 mois d'un cancéropôle à TOULOUSE sur le site d'AZF. Cependant le sérieux de la dépollution de ce site amène quelques interrogations : du mercure, du plomb, de l'arsenic et beaucoup d'autres produits chimiques très nocifs sont cités. Les travaux de construction commenceront après un décapage de 80 centimètres, parcelle par parcelle, chaque parcelle décapée sera immédiatement construite sans attendre le nettoyage de la suivante. ce qui, sur un site inondable, garantit une "repollution" récurrente. Par ailleurs; que va-t-on faire des milliers de mètres-cubes enlevés ?

Le plan cancer manquait déjà de mesures de prévention efficaces, de récentes études démontrent que de mauvaises habitudes alimentaires seraient responsables de cancers et inversement que 40 à 50 % pourraient être évités grâce à de meilleurs choix alimentaires. Nous souhaitons donc que la création du cancéropôle soit accompagnée d'un site d'information sur ce sujet.

 

EN CONCLUSION :

 

Je vous informe de l'appel de Paris lancé à l'initiative de la fondation Nicolas Hulot dans le cadre de l'UNESCO.

22 personnalités de renommée mondiale, prix Nobel scientifiques Jacob, Reeves, Coppens, Jacquard, des cancérologues, biologistes, etc... ont rédigé un texte qui dénonce « le développement de nombreuses maladies actuelles liées à la pollution de notre environnement » et nous met en garde contre "la pollution chimique qui menace gravement nos enfants et la santé de l'homme".

Sept mesures sont proposées comme: l'application du principe de précaution, le renforcement du programme Europ Reach relatif à l'évaluation et à l'autorisation des substances chimiques, l'inversion de la charge de la preuve de la toxicité, etc...

Cet appel vise à établir un rapport de force pour que l'opinion publique pèse sur les autorités et leurs décisions à venir. On peut le signer sur le net au http://www.artac.info ou auprès du mouvement de Monsieur VIEILLERET'TE.

Comme écolo, je me félicite du choix de Madame WANGARI MATAÏE comme prix Nobel de la Paix. D'origine Kenyane, écologiste de la première heure, elle est la présidente de l'association "La Ceinture Verte" pour la défense de la forêt primaire.

 

Claire OULÈS

 

Exposé présenté à l’occasion de l’A.G. de MISS (Mouvement pour la Santé du Sein – http://info-santedusein.org ) le 13 novembre 2004 à LAMASQUÈRE (Haute-Garonne)

 

Sources :

 

European Journal of Cancer Prevention 2004

Etude 1998-2001 CRLC Montpellier, Professeur JOYEUX

MDRGF 2004 François VEILLERETTE et PAN Environnemental Protection Agency

Professeur BELPOMME, ARTAC 2004

Pesticides Danger MCE Rennes.

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