Fiche hirondelle
M.I.S.S.
Mouvement d'Information
sur la santé du sein
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TRAITEMENT SUBSTITUTIF DE LA MENOPAUSE

ET CANCER DU SEIN

D’après des données de l’AFSSAPS (2004)

Par le Dr Anne-Marie TUBERY-CLAUSTRES

 

Tableau récapitulatif des conclusions statistiques. Sur 10 000 cas traités par THS pendant cinq ans, chaque année d’après l’Agence Française de Sécurité Sanitaire des Produits de Santé.

 

Cancer du sein

8 cas supplémentaires

Phlébite (surtout la 1ère année

4 cas supplémentaires (entre 50 et 59 ans)

9 cas supplémentaires (entre 60 et 69 ans)

(Les phlébites se compliquent parfois d'embolie pulmonaire).

 

L'AFSSAPS signale également d'autres risques : accident coronarien, accident vasculaire cérébral.

Citons l'AFSSAPS :

"Le THS ne doit pas être prescrit de manière systémati­que. Il doit être décidé au cas par cas, en fonction de la "situation et des souhaits de la femme en l'informant de "l'ensemble des bénéfices et des risques attendus".

Les bénéfices :

- Action positive sur l'ostéoporose, la sécheresse vaginale, les bouffées de chaleur.

- Pas d'effets protecteurs sur la prévention :

des maladies cardiovasculaires,

de la maladie d'Alzheimer

(contrairement à ce qui était envisagé dans les années précédentes).

Les risques :

- Augmentation du nombre de cancers du sein,

- augmentation des accidents coronariens (angine de poitri­ne ou infarctus "non fatal" ( AFSSAPS -),

- augmentation des accidents de thromboses profondes (phlébite avec embolie pulmonaire parfois).

L’AFSSAPS signale également l'augmentation des accidents vasculaires cérébraux et de la lithiase biliaire.

 

Depuis la parution de ces recommandations, une réflexion nouvelle, un regard nouveau fait espérer une maîtrise logique de ces traitements qui étaient distribués, imposés souvent sans précaution. Gynécologues, médecins généralistes évaluent les risques possibles, limitent les temps de prescription, font appel à d'autres traitements que les apports hormonaux :

 

En Allopathie :

Biphosphonates

Raloxifene

Vitamine D (stérogyl)

 

En Nutrithérapie

Phythormones présentes dans l'alimentation (cf le livret sur la santé du sein).

 

En Phytothérapie :

Soja principalement.

 

En Homéopathie :

- Prêle,

- Sels de Schûsler pour la calcification

- Tous les remèdes de stabilisation neurovégéta­tive.

(MISS a crée un dossier sur la calcification autour de la ménopause).

 

PLACE DES PHYTOESTROGENES

Leur représentant principal est le soja. Il trône maintemant dans tous les présentoirs des pharmacies et des magasins bio. Il a droit à une publicité télévisée.

"Comme" les estrogènes, les phytoestrogènes ont une action positive sur les bouffées de chaleur, la secheresse vaginale (on parle "d'estrogen-like").

La Professeur de biologie Catherine BENETAU­ PELISSARO a prouvé leur action sur les cellules du revêtement épithélial du vagin (frottis vaginaux, étude de la cytologie vaginale).

MAIS "comme" les estrogènes, les phytoestrogènes doivent être utilisés à bon escient.

Ont-ils des contre-indications ?

 

Citons Bérangère ARNAL SCHNEBELIN, gynécologue, enseigante de phytothérapie :

"Même en face de cancer du sein ancien, ne pas autoriser la prise de phytoestrogènes, quels qu'ils soient "(soja mais aussi sauge, cimicifuga, houblon, etc)".

Ces différentes études nous confortent dans les consé­quences pratiques pour notre quotidien.

Evitons le plus possible :

le traitement hormonal substitutif de la ménopause, la prise de la pilule.

Interdisons-nous ces mêmes apports hormonaux en cas : de cancer du sein bien sûr, mais aussi

en présence de mastose, de microcalcification ou lorsque des proches (mère, soeur, tante) ont pré­sente un cancer du sein ou une fragilité (mastose).

Ces comportements peuvent paraître contraignants. C'est vrai.

Nous avons vu qu'ils évitaient chaque année à 8 femmes sur 10 000 cas (mais combien n'ont pas été évaluées), à 80 fem­mes sur 100 000 d'avoir un cancer du sein.

Ils protègent encore plus nos chères fumeuses chez qui l'association hormone + tabac multiplie tous les risques au moins par trois.

Si j'étais à l'âge des apports hormonaux présentés com­me des soutiens indispensables de la feminité, de l'énergie, de la jeunesse durable, saurais-je ne pas les utiliser ?

Saurais-je m'informer sur d'autres méthodes qui aident à garder le dynamisme, le bien-être, le plaisir ?

Je souhaiterais que la pensée de ces femmes protégées du cancer du sein, celle de leurs proches, de leurs amis proté­gés du chagrin, m'aide à oublier nos chères "hormones " qui peuvent être si facilement remplacées par des méthodes (pour la contraception) ou des substances (pour la ménopause) com­plètement sans danger.

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