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Fiche hirondelle M.I.S.S. Mouvement d'Information |
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LES
COSMETIQUES EN QUESTION Par Claire OULES |
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Qu'en est-il des produits de beauté
que nous utilisons tous les jours ? Nous préoccupons-nous de leur composition ?
Si
les consommatrices allemandes ou anglaises sont soucieuses du contenu, par
contre les Françaises font davantage confiance aux fabricants.
Le monde de la cosmétique est un milieu très fermé et
soucieux de ses secrets
parfois gardés comme secrets d'état.
Dans une crème hydratante, il y a
trente ingrédients différents, pesés, fichés, codés et pour des raisons de
confidentialité if est impossible de savoir ce
qu'elle contient exactement : des graisses végétales pour l'hydratation ou la nutrition, des composants chimiques issus de
produits pétroliers, des colorants synthétiques.
Exfoliante, une crème contiendra de
la cire de jojoba, mais colorée chimiquement,
des fibres synthétiques de nylon issues de la pétrochimie, de la nacre
synthétique et du beurre de karité purement naturel : les chercheurs pratiquent
ainsi l'art du mélange.
Les produits
véritablement actifs, appelés « agents de base », sont peu dosés, ils concernent l'hydratation et la nutrition
pour lesquelles on utilise des extraits de plantes. Le
danger vient plutôt des conservateurs, trop nombreux.
Nous
sommes des consommatrices exigeantes et les techniques pour obtenir ces
résultats sont souvent nocives.
Depuis 1998 la liste des composants doit
figurer sur les emballages, d'après une liste édictée par les lois européennes.
Depuis 1999, sept de ces substances ont été interdites, mais elles sont
toujours utilisées sous d'autres noms tels que le phénoxythanol ; pourtant il
est suspecté de provoquer des risques au
niveau de la reproduction et du sang, les études sur le rat le prouvent. Pourtant il figure dans les gels
gynécologiques, soi-disant testés par les gynécologues et
même sur des lingettes pour la toilette des bébés...
Les associations
de consommateurs UFC et QUE CHOISIR réclament depuis
longtemps son retrait sans que les autorités sanitaires ne s'en occupent. Beaucoup de shampoings contiennent du DN
hydantoin, lui aussi suspect. Les produits très chers ne sont
pas épargnés, y compris ceux vendus en pharmacie.
Ces substances sont également très nocives pour notre environnement.
Or, dans
certaines crèmes, pour 1 % de produit actif, par exemple beurre de karité, ont trouve 5 Paraben différents (comme :
ethylparaben, méthylparaben, butyparaben, propylparaben et
isobuparaben).
A l'université de Reading en Grande-Bretagne, on s'interroge
sur ces substances issues du pétrole. Le docteur PHILIPPA DARBRE étudie avec
l'armée américaine pourquoi le nombre de cancers du sein a doublé depuis 20 ans. Elle a mis en culture des cellules humaines en
présence de paraben et elles se sont
multipliées anarchiquement. Elle a ensuite recherché sur des cellules cancéreuses la présence de paraben ; elle
a trouvé que sur 20 tumeurs, 18 en contenaient.
Les déodorants restent en permanence
sur des parties du corps parfois rasées et donc susceptibles de
laisser pénétrer ces substances dans la micro-circulation
sanguine. Cette expérience mérite d'être poussée car, à la différence d'un
médicament, les cosmétiques ne devraient jamais passer la barrière de la peau.
En Suisse, l'université de Zurich étudie les filtres
solaires qui sont désormais présents dans les cosmétiques comme conservateurs.
Le docteur MAGRET SCHLUMPF , toxicologue à
l'institut de pharmacie et de toxicologie
de Zurich, s'est demandée ce que peut faire à long terme une utilisation quotidienne de ces produits. Selon
elle, la plus grande prudence doit être observée, tout particulièrement
chez les femmes enceintes.
Au Danemark, des molécules retrouvées dans les urines et
le sang des utilisatrices
ont été purement et simplement interdites.
LES
PRODUITS « NATURELS »
La
grande tendance aujourd'hui est le retour aux sources, au naturel, aux produits
issus des plantes. Mais qu'en est-il ?
Si on examine les produits et leur composition dans une
ligne de soins, nous ne pouvons que constater, hélas, la présence des mêmes molécules synthétiques que dans les
autres cosmétiques.
Pourtant le vrai naturel existe
bien.
En
Grande-Bretagne et en Allemagne en particulier, on fait de gros efforts.
Suite à la parution d'un livre « La
vérité sur les cosmétiques » de Rita Stleens, des lignes de cosmétiques bio
ont été créées.
Ces produits labellisés Ecocert sont
en pleine expansion mais peu connus en France.
Certains biologistes
envisagent la cosmétique autrement ...
La cliente pourrait
préparer elle-même ses produits lyophilisés, à la manière des indiens,
simplement en rajoutant de l'eau. Elle obtiendrait ses crèmes sans conservateur
et sans besoin de produits chimiques. Il suffit de retrouver le bon sens des formulateurs anciens parce que, on nous le
répète tous les jours à la télé, nous le valons bien !